Samedi 5 août 2006
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16:30
Bonjour à tous ceux que je connais et à ceux que je ne connais pas. Qu'ils se fassent connaitre ce sera avec plaisir que je répondrai à leurs questions.
Merci de faire connaitre aux médecins autour de vous. Dans la prochaine newsletter, je mettrai le nom des principaux centres. Merci Leah, nous nous retrouverons surement souvent au long de cette route.
les premières années
Evidemment des tous premiers mois, évidemment, je n'ai aucun souvenir. Uniquement ce que m'ont raconté mille fois mes parents, quand je dis mille....je suis certainement très en dessous de la réalité.
Problème banal des parents d'enfant handicapé, surtout à cette époque où l'on expliquait peu. Egalement parcequ'on en savait peu.
J'ai marché à 19 mois, vraiment petite polio!!! Avec une lègère boiterie et mes parents ont commencé à réaliser devant l'amincissement progressif et total de ma jambe gauche.
Oui, mais que faisait on ?
Des tas de choses ennuyeuses...on sait maintenant que cela ne servait à rien du tout!!!
Ma mère devait m'emmener tous les matins à l'hopital des enfants malades pour des tas de traitement électriques. Pas douloureux, rassurez vous, mais immobilité. Mais j'y ai gagné quelquechose. Ma mère me lisait des livres et à 3 ans et demi comme ça et sans svoir comment j'ai su lire.
A la mison pas le droit de marcher. Cela défie le bon sens et bien sur avec uniquement des chaussures orthopédiques
La rééducation commençait, mais mon chirurgien était contre par peur de créer des malformations. Il y vait diverses écoles, comme pour tant de choses encore aujourd'hui.
Mais mon père était un grand sportif et connaissait les muscles. Quelle chance cela a été pour moi!!!!
Je devais prendre des bains de pied, dans un espèce de tuyau fermé comme une botte. D'eau chaude bien sur. Papa s'est aperçu qu'en sortant de l'eau chaude, mes muscles marchaient mieux.
Donc rééducation paternelle...super, avec des calins en meme temps.
Et, passionné de velo lui meme, aussitot que cela a été possible, velo à petites roues et cela deviendra ma passion.
J'allais aux Tuileries et je participais à tout. cet age on posait sans doute des questions à mes parents,
Mais à moi rien, j'étais tranquille.
Je vais terminer cette petite enfance par une anecdote amusante. J'ai bien sur voulu une patinette.
Je l'ai eu, mais je devais la faire fonctionner avec la jambe gauche pour la fortifier. C'était une bonne idée.
Mais j'étais enfant, je partais fièrement, mais lentement, avec ma jambe gauche et vite, vite j'allais derrière les fourrés pour aller le plus vite possible avec ma jambe droite, convaincue que mes parents ne s'en doutaient pas. Plus tard on a ri. Les polios ne sont jamais tristes.
Vous verrez pendant que je vais grandir. Mais j'ai assez tapé pour le moment et c'est un peu long, alors en plusieurs fois. A bientot